Edge King Michael Guigou a dit au revoir après 23 ans

Michael Guigou en fête lors du 8e de finale du Championnat du monde de handball entre la France et l’Islande le 21 janvier 2017 à Lille. Photo (archive) : Petter Arvidson / Bildbyrån.

Michael Guigou a raté quelques minutes de jeu lors de sa dernière apparition. L’hommage est devenu évident lorsque les icônes du maillot de l’équipe de France Montpellier HB et Usam Nîmes y ont mis fin à l’âge de 40 ans.

La blessure du renard du bord a peut-être été inconfortable. La réaction du public et l’appréciation des coéquipiers et des adversaires ont encore prévalu lorsque Guigou est entré sur le terrain après le coup de sifflet final.

Les 20 ans des Left Six à Montpellier ne peuvent être dépassés que par les 26 ans du père de la continuité Patrice Canayer. Comme Guigou l’a dit merci sur la côte sud, Nîmes a pu s’implanter pour plus de titres dans la même région.

Le palmarès est une lecture impressionnante avec un succès inégalé. Triple champion olympique, quadruple médaille d’or en Coupe du monde et trois titres européens après 278 matches internationaux – nous n’avons mentionné que les succès de l’équipe nationale.

Montpellier est le seul club français à avoir atteint la Ligue des champions. Guigou, bien sûr, a joué en 2003 et 2018, lors du match de double contre Portland San Antonio et lors de la finale de Cologne contre HBC Nantes.

Ajoutez à cela 22 trophées français dans l’armoire à trophées, dix en championnat et 12 en coupe si l’on veut résumer sa carrière.

– Mika est l’un des plus grands. Il est le meilleur ailier gauche de l’histoire et laissera une marque indélébile tant qu’il jouera en tant que milieu de terrain, a déclaré à l’AFP l’ancien capitaine de l’équipe nationale bleue Jérôme Fernandez.

– Ce qui le distinguait de tous les autres, c’était sa capacité à comprendre le jeu et à fournir le bon soutien grâce à sa technique, explique Canayer.

– Quand il n’y avait pas de solution, nous avons fait confiance à son talent. Comme c’est un trait intemporel, il a commencé très tôt et a terminé sa carrière tardivement.

Malgré les succès internationaux et l’intérêt des clubs purement grands, Guigou lui-même s’en est tenu aux adresses françaises.

-Quand Niko Karabatic est allé à Kiel en 2005, il m’a demandé si je voulais venir avec lui. J’ai aussi eu des contacts avec Pampelune, Ciudad Real, Barcelone… Mon ambition n’a jamais été de devenir le meilleur joueur du monde ni de jouer en première division.

– Outre une carrière sportive, la vie se compose de beaucoup de choses. Quand tu arrives à combiner ton bonheur avec le bonheur de ceux qui t’entourent, c’est fantastique, dit Guigou à l’AFP.

Joël Reyer

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