Critique : Meins ist die Rache de Marie NDiaye – Kulturnytt en P1

Auteur: Marie NDiaye
Titre: le mien est la vengeance
Traduction: Nourriture Ragna

Marie NDiaye est dans une classe à part. Des années après avoir lu votre roman « My Captured Heart » se trouve dans mon corps comme un parasite. J’ai été déçu par le livre précédent « La Cheffe ». C’était bavard et manquait de la clarté rigoureuse qui caractérise son histoire.

Avec « Mine is revenge » Ndiaye est de retour dans ma top liste.

Bordeaux français et ville couverte de glace, avec tous les navires négriers autrefois envoyés en Amérique sur leur conscience. Une ville où vous glissez maintenant et des coups sanglants. Nous sommes piégés dans l’esprit du médiocre avocat Maître Susane. Elle est accablée à la fois par son voyage de classe et par son corps. Lorsqu’on lui confie la tâche de défendre une femme, une « femme au foyer de haut rang » qui a assassiné ses trois enfants, le mystère déformé s’accélère. Le mari de la femme est-il vraiment quelqu’un qui a violé Maître Susane quand elle était jeune ? Ou se trompe-t-elle de mémoire ?

NDiaye dévoile l’emprisonnement de la femme, racisme et classe et sans psychologisation. Au lieu de cela, elle montre les coins sombres des gens de l’intérieur. Je réalise soudain qu’il se passe des choses en dehors du roman, que Maître Susane rationne l’information à son avantage.

Tout est transparent et insaisissable. Un malaise diffus gronde en moi, comme si la vie quotidienne avait été soumise à une distorsion tranchante, les morceaux de texte répétitifs augmentant encore l’anxiété et faisant avancer la lecture. C’est incroyablement intelligemment écrit.

Je ne le pense peut-être pas Marie Ndiaye a parfaitement réussi la fin, mais Mine is Revenge est un livre que j’oublierai bientôt.

Marin Jordan

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